Le SPM en 10 questions : Comprendre le SyndrOme Prémenstruel 

by Sep 29, 2023

SPM

Le syndrome prémenstruel (SPM) est une réalité vécue par 8 femmes menstruées sur 10, soit 10 millions de femmes en France. Pourtant, il reste entouré de tabous, de mystères et de malentendus. Qu’est-ce que le SPM, comment le diagnostiquer, comment le soulager ? On répond à 10 questions courantes sur le SPM pour vous aider à mieux le comprendre (et le mettre K.O).

Qu’est-ce que le SPM ? 

Le SPM, ou syndrome prémenstruel, est un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui surviennent généralement une à deux semaines avant les règles et qui disparaissent après leur arrivée. Ils varient en intensité et en durée d’une femme à une autre. Désagréable, pénible voire douloureux ou vraiment invalidant, les conséquences du syndrome prémenstruel sur la vie personnelle et professionnelle sont bien réelles. Autrement dit, non ce n’est pas dans ta tête !

Le SPM est causé par un déséquilibre hormonal : il en existe deux types. L’hyperœstrogénie (un excès d’œstrogènes par rapport à la progestérone) agit comme un accélérateur : le corps et l’esprit s’emballent. A l’inverse, l’hyperprogestéronémie (un excès de progestérone par rapport aux œstrogènes) agit comme un frein : on se sent déprimée et vide de toute énergie.

Même s’il peut apparaître dès l’adolescence avec l’arrivée des premières règles, le SPM se fait plus fréquent et plus sévère entre 30 et 45 ans. Youpi !

Quels sont les symptômes du SPM ?

Les symptômes du SPM sont nombreux : on en répertorie plus de 150… ! Ça fait beaucoup pour être ignorés me direz-vous. Et vous aurez raison ! On ne va pas tous vous les lister (sorry), mais parmi les plus courants on retrouve l’irritabilité, les sautes d’humeur, les maux de tête, les insomnies, les douleurs abdominales, les ballonnements, les troubles digestifs, l’acné, les crampes, les seins gonflés et douloureux, la rétention d’eau, la déprime, les baisses de moral, les fringales, la fatigue, le manque de concentration, la baisse de motivation, la tristesse, l’anxiété, etc.

Ils varient d’une femme à une autre et se manifestent plus ou moins intensément en fonction des personnes concernées.

Pourquoi certaines femmes sont-elles plus touchées que d’autres ? 

Si la cause du SPM n’est pas encore complètement comprise (n’hésitez pas à envoyer OUI pour accélérer la recherche sur la santé des femmes au 8 12 12), les facteurs hormonaux (les déséquilibres notamment), génétiques et environnementaux jouent un rôle certain dans la manifestation du SPM selon des femmes. Par ailleurs, l’activité physique, l’alimentation, le stress ou encore le sommeil ont également une influence dans la sévérité du syndrome prémenstruel.

Comment diagnostique-t-on le SPM ?

Il n’y a pas de test médical spécifique (prise de sang par exemple) pour diagnostiquer un syndrome prémenstruel. La première chose à savoir (ou se rappeler) c’est qu’il n’est pas normal de souffrir de son cycle menstruel. Pourtant, entre 40% et 75% des femmes selon les sources considèrent qu’il est normal et naturel de souffrir autour de la période des règles, et seulement la moitié consulte un médecin quand elles sont concernées par ces troubles. 

Le SPM est diagnostiqué par l’observation des symptômes récurrents liés au cycle menstruel. C’est-à-dire le caractère cyclique des symptômes, physiques ou psychiques, qui reviennent chaque mois et sont gênants, douloureux voire invalidants. Une auto-évaluation peut être faite en prenant des notes pendant au moins trois cycles consécutifs sur les divers symptômes rencontrés.

Quelques signes peuvent servir d’indices pour repérer un déséquilibre hormonal :

  • La durée des règles : des règles plus longues (6 jours ou +) ou au contraire plus courtes (3 jour ou -) que la moyenne ;
  • Le flux des règles : des règles très abondantes ou au contraire presque inexistantes ;
  • La couleur du sang des règles  : du sang foncé (marron ou rouge sombre) au début des règles ou au contraire rose clair pendant toute la durée des règles ;
  • Les symptômes physiques : douleurs (crampes, maux de tête, mal de dos, douleurs abdominales, seins douloureux, etc.), gonflements (seins, jambes, etc.), troubles digestifs, etc. ;
  • Les symptômes psychiques : tristesse, déprime, colère, irritabilité, fatigue, insomnies, manque de concentration, etc.

Il est important de bien distinguer ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. Le cycle menstruel est un véritable coach interne qui nous donne des indications sur notre niveau d’énergie, nos besoins nutritionnels ou encore notre humeur. La phase prémenstruelle (env. J-16 à J-28 du cycle) est associée à un ralentissement, un repli sur soi, un esprit plus critique et spontané, et une créativité intensifiée. En d’autres termes, l’envie de faire le ménage (chez soi et autour de soi), de remettre l’église au milieu du village, de nous débarrasser de ce qui nous freine, et la facilité à repérer ce qui ne nous convient pas, n’ont rien d’anormal et peuvent au contraire nous servir !

En revanche, si ces symptômes deviennent pénibles, douloureux, handicapants voire te pourrissent la vie (autant sur le plan personnel que professionnel), alors ce n’est pas normal et tu es possiblement concernée par un déséquilibre hormonal à l’origine de ton SPM.

Peut-on traiter le SPM ? 

S’il n’existe pas à proprement parler de traitement unique pour le syndrome prémenstruel, il existe plusieurs approches pour soulager ses symptômes. 

Du côté des traitements dits conventionnels, des anti-inflammatoires stéroïdiens, des antidépresseurs ou encore des traitements hormonaux (pilule œstro-progestative, progestatifs macrodosés, progestatifs microdosés, œstrogènes, stérilet au lévonorgestrel) peuvent être prescrits pour atténuer le SPM. Ces traitements ne sont pas dénués d’effets secondaires, parfois importants (prise de poids, aménorrhée, état dépressif, baisse de la libido, insomnies, accidents thromboemboliques, troubles digestifs, acné, migraines, rétention d’eau, etc.). Par ailleurs, ils soulagent certaines femmes mais pas toutes, et peuvent dans certains cas aggraver le SPM. 

LES TRAITEMENTS NATURELS

Il est préférable de se tourner dans un premier temps vers des traitements naturels. A commencer par modifier/améliorer son hygiène de vie : pratiquer une activité physique régulière, veiller à avoir un sommeil réparateur, réduire le sucre et les mauvaises graisses, éviter le café et l’alcool, privilégier les protéines et les glucides complexes. 

La nutrithérapie et la phytothérapie ont fait leurs preuves pour soulager le SPM et contribuer au rétablissement ou maintien de l’équilibre hormonal (garant d’un cycle serein si tu as tout suivi !). La nutrithérapie préconise une alimentation et une supplémentation riche en macronutriments et micronutriments : vitamines, minéraux, acides gras et acides aminés pour prévenir et traiter divers troubles. La phytothérapie, elle, utilise les plantes sous diverses formes pour traiter un grand nombre de maux depuis la nuit des temps. Parmi les plantes stars de l’équilibre hormonal on retrouve le gattilier, l’alchémille ou l’achillée millefeuille. Bien sûr, l’usage des plantes est subtil et doit être encadré. 

Découvrir nos cures anti-SPM 100% naturelles

Le SPM et le syndrome prémenstruel sévère, ou trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) sont-ils la même chose ? 

Non. Le TDPM est une forme sévère du SPM qui concerne moins de 5% des femmes. Il se caractérise par des symptômes psychologiques (voire psychiatriques) graves : tristesse profonde, idées noires voire pensées suicidaires, et dont les répercussions sur la vie privée ou professionnelle sont importantes. 

Il ne s’agit pas d’une dépression chronique (même si elle peut être aggravée à ce moment du cycle chez une femme concernée). Le TDPM est lié à un dérèglement dans la réception des informations hormonales par les cellules. Il disparaît après l’arrivée des règles.

Le SPM peut-il affecter la vie quotidienne ? 

Oui, le SPM peut affecter considérablement la qualité de vie d’une femme. Les divers symptômes, physiques et psychiques, peuvent rendre les activités du quotidien difficiles et interférer avec le travail, les relations et les loisirs. Sur le plan personnel, le SPM peut avoir des répercussions sur la vie affective et les relations sociales, entraîner fatigue et baisse des performances sportives ou encore rendre les activités du quotidien difficiles. Le SPM interfère également sur le plan professionnel et peut causer de l’absentéisme, une baisse de la concentration et de la performance, ou encore affecter les relations voire entraîner des conflits.

Est-ce que le SPM disparaît après la ménopause ? 

Pour de nombreuses femmes, les symptômes du SPM s’améliorent ou disparaissent après la ménopause, lorsque les niveaux d’hormones se stabilisent. A la ménopause, la sécrétion des œstrogènes par les ovaires s’arrête, il n’y a plus d’ovulation. Et qui dit pas d’ovulation dit pas de SPM : c’est le cas à la ménopause, et également pendant la grossesse. 

En revanche, la préménopause est une période qui s’accompagne souvent d’une variété de symptômes désagréables. De manière générale, cette période se caractérise par un niveau trop élevé d’œstrogènes, ce qui peut entraîner voire aggraver le SPM.

Existe-t-il des méthodes naturelles pour soulager le SPM ? 

Oui (très peu pour nous le suspens) ! De nombreux traitements naturels peuvent être utilisés et associés pour vaincre le SPM : mode de vie, nutrithérapie, phytothérapie, relaxation, etc.  

En premier lieu, le mode de vie a un impact considérable sur le syndrome prémenstruel. Certains facteurs aggravent le SPM au top desquels le stress, cause numéro 1 du déséquilibre hormonal (et donc du SPM). Pourquoi ? Le stress entraîne la production de cortisol (utile pour améliorer les performances intellectuelles et physiques dans des situations stressantes). Or, la production de cortisol est l’ennemi de la production de progestérone (car ils utilisent les mêmes récepteurs). Par conséquent, un taux de cortisol constamment élevé a un impact direct négatif sur l’équilibre hormonal et est responsable de l’aggravation du SPM. 

NOS CONSEILS POUR UNE HYGIÈNE DE VIE ANTI-SPM :

  • Faire du sport : marche rapide, jogging, natation, yoga, danse, vélo. Faire de l’exercice tous les jours permet de réduire le stress et de produire des endorphines (l’hormone du bonheur).
  • Se reposer : la qualité du sommeil a un impact direct sur la gestion du stress. Bien dormir et s’autoriser des moments de relaxation permet de réguler le taux de cortisol, sans parler des nombreux bienfaits sur la santé physique et mentale d’un bon gros dodo ! Pour ça, la régularité des heures de sommeil est très importante. 
  • Eviter les stimulants comme le café, l’alcool et les sodas
  • Diminuer voire supprimer le sucre et les mauvaises graisses (chips, produits laitiers, viandes grasses, confiseries, charcuteries, fromages, etc.)
  • Privilégier les aliments riches en protéines, en acides gras (oméga 3 et 9), en vitamines et minéraux et en glucides complexes : fruits, légumes, légumineuses, pain complet, céréales complètes, huile d’olive, huile de colza, huile de lin, noix, poissons gras (sardines, maquereaux), oeufs, fruits de mer, lentilles, épinards, etc. 

Modifier son alimentation et se supplémenter en vitamines et minéraux (notamment vitamines B, C, D, magnésium, chrome, fer, zinc) permet d’améliorer significativement les symptômes du SPM. 

De son côté, la phytothérapie a déjà prouvé son efficacité dans de nombreuses pathologies, et l’utilisation des plantes sous diverses formes pour prévenir et traiter divers troubles remonte à la nuit des temps ! En matière de SPM – et de santé des femmes de manière générale – la phytothérapie est toute désignée ! Certaines plantes, par leur action hormonale (à utiliser avec subtilité donc), permettent de rétablir ou maintenir l’équilibre nécessaire pour réduire le SPM. Parmi ces stars on peut citer le gattilier, l’achillée millefeuille ou l’alchémille. Les plantes ont par ailleurs des vertus millénaire sur l’humeur (éleuthérocoque, lavande, mélisse), le drainage et la détox (bardane, chardon-marie, romarin), la circulation sanguine (vigne rouge, myrtille) ou encore les douleurs (grande camomille, souci, achillée millefeuille, etc.). Parce qu’elles sont moins invasives et généralement dépourvues d’effets secondaires, les plantes sont des alliées de choix dans la lutte contre le syndrome prémenstruel !

Découvre nos complexes de plantes, vitamines et minéraux anti-SPM.

L’acupuncture, l’ostéopathie, le yoga, la méditation, la sophrologie peuvent également contribuer à apaiser les symptômes du SPM.

 Doit-on consulter un médecin en cas de SPM ?

Si les symptômes du SPM affectent sérieusement ta qualité de vie ou sont difficiles à gérer, il peut être utile de consulter un professionnel de santé pour obtenir des conseils personnalisés, si tu te sens en confiance pour en parler. 

Malheureusement, la prise en charge médicale en matière de SPM est encore très marginale, notamment parce que le sujet est peu étudié par les chercheurs. Jusque dans les années 80, on a préféré laisser l’hystérie (une mystérieuse pathologie qui ne toucherait que les femmes) expliquer les symptômes du SPM et donner la responsabilité aux femmes de leurs propres maux.

Il existe heureusement de plus en plus de solutions alternatives pour se renseigner, en parler et soulager le SPM !  

Le SPM n’est ni normal ni “dans ta tête”. Le cycle menstruel n’est pas censé être pénible, il existe des solutions !

💬 Encore des questions sur le SPM ? Tu peux nous les poser en commentaires de cet article ou nous écrire à hello@hina-care.com ! Nous y répondrons avec plaisir et ajouterons notre réponse à cette liste de questions

0
Panier
Votre panier est vide
Calculer les frais de livraison
cart account